Le 3 septembre dernier, les élus Traid Union sont allés à la rencontre des salariés de Rennes pour écouter, sans filtre, leurs préoccupations, leurs difficultés mais aussi leurs attentes pour l’avenir.
Le constat est clair : derrière les discours institutionnels et les indicateurs, de nombreux collaborateurs expriment un besoin de cohérence, de reconnaissance et de proximité.
Des salariés qui ne veulent plus subir, mais comprendre
La suppression du CRH de mi-année, le nouveau calendrier des entretiens ou encore les écarts entre les communications internes et la réalité vécue sur le terrain soulèvent de nombreuses interrogations.
Les salariés ne contestent pas le changement. Ils demandent simplement qu’il soit expliqué, partagé et compris.
Lorsque les décisions arrivent sans explication, c’est la confiance qui s’érode.
Deux entreprises dans une même entreprise ?
Les échanges ont fait ressortir un sentiment de disparité important entre certaines activités, notamment entre verticaux.
Processus différents, pratiques managériales différentes, accès aux outils différents, accompagnement différent : plusieurs salariés parlent aujourd’hui de « deux mondes » qui coexistent au sein d’une même entreprise.
Cette fragmentation nourrit l’incompréhension et crée un sentiment d’iniquité difficile à accepter.
Des collaborateurs parfois laissés sur le bord du chemin
Salariés en assistance technique, en co-traitance, prêtés sur d’autres activités ou éloignés de leur agence : plusieurs témoignages font état d’un sentiment d’isolement.
Manque de visibilité lors des CRH, peu d’échanges avec le management, absence de rencontres locales… certains collaborateurs ont le sentiment de ne plus faire partie de leur collectif de travail.
À l’heure où l’on parle de qualité de vie au travail et d’engagement, ces situations doivent être prises au sérieux.
Des managers pris entre le marteau et l’enclume
Autre remontée forte : le rôle parfois délicat des MOP lors des restitutions CRH.
Certains déplorent devoir annoncer des décisions qu’ils n’ont ni construites ni arbitrées, avec parfois la responsabilité de porter des messages négatifs auprès de leurs collaborateurs. Cette situation est perçue comme un facteur de risque psychosocial tant pour les salariés concernés que pour les managers eux-mêmes.
Des outils et des moyens qui ne suivent pas toujours
Les salariés ont également pointé plusieurs irritants du quotidien :
- Des accès aux outils d’IA qui diffèrent selon les verticales.
- Une disparité dans l’équipement des postes de travail.
- Des délais parfois incompréhensibles pour obtenir du matériel de base.
- Un manque d’information sur certains projets et transformations.
Ces sujets peuvent sembler mineurs pris individuellement. Ensemble, ils contribuent pourtant à dégrader l’expérience collaborateur.
Intégrer, accompagner, fidéliser : un enjeu majeur
Les nouveaux arrivants ont également été au cœur des échanges.
Plusieurs salariés estiment que les parcours d’intégration sont parfois trop denses, trop tardifs ou redondants. D’autres s’interrogent sur les processus de transformation des stages et alternances en CDI.
Dans un contexte de tension sur les recrutements et la fidélisation des talents, chaque étape du parcours collaborateur compte.
Les ateliers GPTW : un essoufflement qui doit alerter
De nombreux participants aux ateliers Great Place To Work expriment une fatigue grandissante.
La raison est simple : les attentes remontées lors des précédentes éditions donnent parfois le sentiment de ne pas être suivies d’effets visibles. Les salariés demandent davantage de retours d’expérience, de transparence et de concrétisation des actions annoncées. Écouter est indispensable. Agir est essentiel.
Ce que nous retenons
Cette rencontre a confirmé une attente forte des salariés :
plus de proximité, plus de transparence, plus d’équité et davantage de reconnaissance du travail réalisé.
Les remontées sont nombreuses, parfois critiques, mais elles traduisent avant tout l’attachement des collaborateurs à leur entreprise et leur volonté de la voir progresser.
Chez Traid Union, nous considérons que chaque témoignage compte. Notre rôle est de porter ces sujets dans les instances, d’interpeller la Direction lorsque cela est nécessaire et de transformer ces remontées de terrain en propositions concrètes.
Parce que le dialogue social n’a de sens que lorsqu’il part de la réalité vécue par les salariés.
Traid Union, à vos côtés, sur le terrain comme dans les instances. ✊
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